Stephanoceratidae Neumayr 1875 |
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Aalénien supérieur à Callovien inférieur.
Dérivent, selon Westermann (1964) d’une espèce serpenticône d’Erycites de la zone à Murchisonae.
Formes évolutes, cadicônes à serpenticônes, de section circulaire à fortement déprimée. Loge d’habitation adulte variant d’un demi-tour à plus de deux tours chez certains Skirroceras. Costulation forte, portant souvent un tubercule au point de division en au moins deux secondaires qui traversent le ventre, parfois interrompues par une bande ventrale ou un sillon chez certaines familles. Dimorphisme marqué, avec des macroconques au moins 4 fois plus grands que les microconques, à péristome simple, parfois avec un fort col terminal, exprimé en moulage interne par un large étranglement peu profond. Leur costulation peut s’évanouir sur la loge. Ils possèdent des sutures à longs lobes très découpés et des lobes ombilicaux très rétractés. Les microconques ont un péristome nettement constricté et portent des apophyses simples à largement spatulées. [Howarth 2007]
Bajocien inférieur à supérieur (zone à Laeviuscula, horizon à micracanthica, à zone à Niortense)
Sous-famille européenne issue de faunes pacifiques précédant l’arrivée de Kumatostephanus en Europe. Elle traduit les similarités morphologiques qui existent entre Kumatosptephanus BUCKMAN, 1922, Pseudoteloceras PAVIA & FERNANDEZ-LOPEZ, 2016, Gibbistephanus BUCKMAN, 1928, et Teloceras MASCKE, 1907. La succession discontinue suppose des échanges périodiques avec la zone est-pacifique ainsi que des phénomènes d’hybridation.
Plusieurs schémas évolutifs sont proposés au sein de la famille Stephanoceratidae et diffèrent surtout en ce qui concerne le statut des formes menant aux Teloceras str. s. de la partie supérieure de la zone à Humpresianum. Pavia (1983) et Pavia & Fernández-López (2016) séparent les formes cadicônes anciennes (Kumatostephanus, Stemmatoceras du groupe frechi et Pseudoteloceras) des formes plus récentes issues de Stephanoceras de la partie médiane de la zone à Humphriesianum (Stemmatoceras du groupe hoffmanni, renommé Paviceras et, bien sûr, les Teloceras str. s.), avec donc un gap stratigraphique entre les deux ensembles et un phénomène supposé de convergence morphologique. Chandler & al (2017) pensent que les formes cadicônes robustes récentes descendent des formes anciennes et ne disparaissent pas si clairement des enregistrements fossiles pendant une apparente période de la zone à Humphriesianum, qualifiée de courte. Cette disparition pourrait être due à un biais dans les collections et/ou au jeu des migrations entre les provinces ouest-européenne et pacifique avec de possibles cas d’hybridation. Ils regroupent toutes ces formes dans la nouvelle sous famille Kumatostephaninae, contenantt Kumatostephanus, Pseudoteloceras, Gibbistephanus, genre réhabilité, et Teloceras et proposent un scénario menant de Kumatostephanus à Teloceras. Dans ce schéma, il n’y a pas de genre Paviceras et ses espèces sont distribuées dans Stephanoceras, Gibbistephanus et Teloceras. Le genre Stemmatoceras est également abandonné car le type de l’espèce-type n’est qu’un nucleus de niveau stratigraphique imprécis. Les espèces sont donc distribuées dans Kumatostephanus et Stephanoceras. [Pavia 1983, Gauthier & al. 1996, Pavia & Fernandez-Lopez 2016, Chandler & al. 2017]
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Kumatostephanus kumaterus |
Kumatostephanus perjucundus |
Pseudoteloceras boursicoti (M) juv. |
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Teloceras acuticostatum (M) |
Teloceras blagdeni (M) |
Teloceras blagdeni (M) |
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Teloceras coronatum (M) |
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