Teloceras coronatum (Schlotheim 1820) (M) |
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Bajocien (-170 à -164 millions d'années) inférieur
Calvados - France
Teloceras Mascke 1907
Bajocien inférieur élevé (sommet zone à Humphriesianum) à Bajocien supérieur basal (base zone à Niortense).
Ouverture simple. Involute. Stade cadicône coronatiforme persistant jusqu’au stade adulte.
Kumatostephaninae Chandler, Dietze & Whicher 2017
Bajocien inférieur à supérieur (zone à Laeviuscula, horizon à micracanthica, à zone à Niortense)
Sous-famille européenne issue de faunes pacifiques précédant l’arrivée de Kumatostephanus en Europe. Elle traduit les similarités morphologiques qui existent entre Kumatosptephanus BUCKMAN, 1922, Pseudoteloceras PAVIA & FERNANDEZ-LOPEZ, 2016, Gibbistephanus BUCKMAN, 1928, et Teloceras MASCKE, 1907. La succession discontinue suppose des échanges périodiques avec la zone est-pacifique ainsi que des phénomènes d’hybridation.
Plusieurs schémas évolutifs sont proposés au sein de la famille Stephanoceratidae et diffèrent surtout en ce qui concerne le statut des formes menant aux Teloceras str. s. de la partie supérieure de la zone à Humpresianum. Pavia (1983) et Pavia & Fernández-López (2016) séparent les formes cadicônes anciennes (Kumatostephanus, Stemmatoceras du groupe frechi et Pseudoteloceras) des formes plus récentes issues de Stephanoceras de la partie médiane de la zone à Humphriesianum (Stemmatoceras du groupe hoffmanni, renommé Paviceras et, bien sûr, les Teloceras str. s.), avec donc un gap stratigraphique entre les deux ensembles et un phénomène supposé de convergence morphologique. Chandler & al (2017) pensent que les formes cadicônes robustes récentes descendent des formes anciennes et ne disparaissent pas si clairement des enregistrements fossiles pendant une apparente période de la zone à Humphriesianum, qualifiée de courte. Cette disparition pourrait être due à un biais dans les collections et/ou au jeu des migrations entre les provinces ouest-européenne et pacifique avec de possibles cas d’hybridation. Ils regroupent toutes ces formes dans la nouvelle sous famille Kumatostephaninae, contenantt Kumatostephanus, Pseudoteloceras, Gibbistephanus, genre réhabilité, et Teloceras et proposent un scénario menant de Kumatostephanus à Teloceras. Dans ce schéma, il n’y a pas de genre Paviceras et ses espèces sont distribuées dans Stephanoceras, Gibbistephanus et Teloceras. Le genre Stemmatoceras est également abandonné car le type de l’espèce-type n’est qu’un nucleus de niveau stratigraphique imprécis. Les espèces sont donc distribuées dans Kumatostephanus et Stephanoceras. [Pavia 1983, Gauthier & al. 1996, Pavia & Fernandez-Lopez 2016, Chandler & al. 2017]
Stephanoceratidae Neumayr 1875
Aalénien supérieur à Callovien inférieur.
Dérivent, selon Westermann (1964) d’une espèce serpenticône d’Erycites de la zone à Murchisonae.
Formes évolutes, cadicônes à serpenticônes, de section circulaire à fortement déprimée. Loge d’habitation adulte variant d’un demi-tour à plus de deux tours chez certains Skirroceras. Costulation forte, portant souvent un tubercule au point de division en au moins deux secondaires qui traversent le ventre, parfois interrompues par une bande ventrale ou un sillon chez certaines familles. Dimorphisme marqué, avec des macroconques au moins 4 fois plus grands que les microconques, à péristome simple, parfois avec un fort col terminal, exprimé en moulage interne par un large étranglement peu profond. Leur costulation peut s’évanouir sur la loge. Ils possèdent des sutures à longs lobes très découpés et des lobes ombilicaux très rétractés. Les microconques ont un péristome nettement constricté et portent des apophyses simples à largement spatulées. [Howarth 2007]
Stephanoceratoidea Neumayr 1875
Ammonitina Hyatt 1889
Ammonoidea Zittel 1884
Cephalopoda Cuvier 1797
Mollusca Linnaeus 1758
Bilateria: Protostomia Hatschek, 1888: Grobben 1908
Eumetazoa Butschli 1910
Animalia Linnaeus 1758
Eukaryota Whittaker & Margulis 1978
[10]
2013. Dietze, V., Bosch, K., Frantz, M., Kutz, M., Schweigert, G., Wannenmacher, N. & Studer, S.
Die Humphriesianum-Zone (Unter-Bajocium, Mitteljura) am Kahlenberg bei Ringsheim (Oberrheingraben, SW Deutschland)
in Palaeodiversity - No 6 - Staatliches Museum für Naturkunde Stuttgart
cf. taf 10 (=Teloceras cf. coronatum (SCHLOTHEIM) sensu OHMERT et al. (1995) [M]) - lien
1996. Gauthier, H., Rioult, M. & Trévisan, M.
Répartition biostratigraphique des ammonites dans l’Oolithe ferrugineuse de Bayeux (Bajocien) à Feuguerolles-sur-Orne (Calvados). Eléments nouveaux pour une révision des Garantianinae
in Géologie de la France - No 2 - B.R.G.M. & S.G.F.
p 35, pl IV, fig 3 (=Teloceras (Teloceras) coronatum (SCHLOTHEIM)) - lien
1985. Fernández-López, S., R.
El bajociense en la Cordillera Iberica
Universidad Complutense de Madrid
p 295 (=Teloceras coronatum (SCHLOTHEIM, 1820))
1979. Westermann, G., E., G. & Riccardi, A., C.
Middle Jurassic ammonoid fauna and biochronology of the Argentine - Chilean Andes. Part II: Bajocian Stephanocerataceae
in Palaeontographica Abteilung A - Band 164, Lfg 4-6 - E. Schweizerbart’sche Verlagsbuchhandlung, Stuttgart
p 171, text-fig 27 (=Teloceras coronatum (SCHLOTHEIM 1820), lectotype)
1958-1960. Maubeuge, P.-L.
Catalogue des Ammonites du Jurassique inférieur et moyen (Hettangien à Bathonien) du Musée cantonal de Bâle-Campagne
in Tätigheitsbeirichte der Naturforschenden Gesellschaft Baselland - Band 22 - Naturforschende Gesellschaft Baselland
p 138, G1505 (=Teloceras sp. aff. coronatus SCHLOTHEIM) - lien
1949. Maubeuge, P., L.
Notes paléontologiques sur quelques ammonites jurassiques rares ou nouvelles de la région franco-luxembourgeoise et de la Lorraine centrale
in Archives de la Section des Sciences de l’Institut Grand-Ducal - Tome XXV, No 36Vol. 18 - Institut Grand-Ducal du Luxembourg
p 174, pl XVI (=Teloceras coronatus SCHLOTH.) - lien
1939. Roché, P.
Aalénien et Bajocien du Mâconnais et de quelques régions voisines
in Roman, F. - Travaux du Laboratoire de Géologie de la Faculté des Sciences de Lyon - Ancienne Série - Fascicule XXXV, mémoire 29 - Laboratoire de Géologie de la Faculté des Sciences de Lyon
p 208, pl VI, fig 8, text-fig 7 (=Cadomites coronatus SCHLOTHEIM sp.) - lien
1932. Weisert, K.
Stephanoceras im schwäbischen braunen Jura Delta
in Palaeontographica - Band LXXVI - E. Schweizerbart’sche Verlagsbuchhandlung, Stuttgart
non p 173, taf XVIII, fig 5 (non Teloceras coronatum SCHL.)
1830-1833. Zieten (von), C., H.
Die Versteinerungen Württembergs
Stuttgart, Verlag & Lithographie der Expedition des Werkes Unssere Zeit
p 1, pl I, fig 1 (=Ammonites coronatus v. SCHLOTHEIM) - lien
1768. Knorr, G. & Walch, J.
Die Naturgeschichte der Versteinerungen zur Erläuterung der Knorrischen Sammlung von Merkwürdigkeiten der Natur, II
Nürnberg : Felßecker
p 53, pl A. V., fig 1 - lien
Contenu révisé le 3 septembre 2026 - Fiche générée le 3 septembre 2026 - 1ère publication le 9 octobre 2025
Individu adulte pourvu d’une courte portion de sa chambre d’habitation, avec une rétractation qui apparaît dans la partie terminale du phragmocône.
Teloceras coronatum est index de sous-zone au sommet de la zone à Blagdeni, c’est à dire au sommet du Bajocien inférieur.
Forme proche de Teloceras blagdeni (J. SOWERBY), mais plus coronatiforme, à région ventrale plus bombée. Faut-il le préciser, il n’y a aucun rapport avec l’ammonite callovienne Erymnoceras coronatum (BRUGUIÈRE). Plus délicat, il n’y en a pas non plus avec "Stemmatoceras" coronatum (QUENSTEDT) [="Stemmatoceras" frechi RENZ 1904, nom. nov.]. L’assimilation de cette forme à Teloceras blagdeni par d’Orbigny et Oppel aurait provoqué la colère de Quenstedt et de Weisert (Roché 1939)..., exacerbée par une situation géopolitique tendue. Les comportements sont intemporels.