Stephanoceras (Stephanoceras) subcoronatum (Oppel 1856) |
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Bajocien (-170 à -164 millions d'années) inférieur
Deux-Sèvres - France
| D (cm)Diamètre (cm) | h (%)Hauteur relative du tour : Hauteur/Diamètre (%) | e (%)Épaisseur relative du tour : Épaisseur/Diamètre (%) | o (%)Ouverture relative de l’ombilic : Ombilic/Diamètre (%) | O (cm)Ombilic (cm) | n1/2Nombre de côtes primaires au demi-tour | n2/2Nombre de côtes secondaires au demi-tour | idvIndice de division |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 9 | |||||||
| 8,8 | 44 | 3,9 | 14 | 40 | 2,86 | ||
| 8,4 | 32,3 | 55,6 | 43,6 | 3,7 | 13 | 39 | 3 |
| 7 | 31,2 | 60,2 | 44,5 | 3,1 | 13 | 39 | 3 |
| 2,7 | 13 | ||||||
| 2 | 10 | ||||||
| 1,7 | 9 | ||||||
| 0,9 | 9 |
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Stephanoceras Waagen 1869
Bajocien inférieur.
Le sous-genre Stephanoceras (et même le genre) souffre d’un grand nombre d’espèces ne reflétant probablement pas la réalité biologique. Les monotypies sont nombreuses, les types souvent limités à des tours internes et leurs niveaux stratigraphiques imprécis. Pour les faunes européennes, il s’en trouve chez Quenstedt, Buckman, Schmidtill & Krumbeck, Weisert, Maubeuge et, plus épisodiquement, d’autres. En conséquence, les interprétations des auteurs varient énormément, avec des mises en synonymies très variables. Qui plus est, l’étude statistique de Schmidt & Korn (2021) sur la morphologie d’un grand nombre coquilles collectées dans un gisement de Normandie montre une grande variation de l’ornementation et de la géométrie lors de l’ontogénèse et ne parvient pas à établir des limites claires entre les espèces possibles. Il est très compliqué d’établir une hiérarchie de caractères qui permettrait une ébauche de classification phylogénététique.
Formes serpenticônes atteignant de grandes tailles, à tours robustes. Section régulièrement arrondie à modérément déprimée. Tubercules latéraux proéminents sur toute l’ontogénèse. [Howarth 2017]
Stephanoceras Waagen 1869
Aalénien supérieur à Bajocien inférieur.
Formes macroconques atteignant de grandes tailles (les formes microconques associées sont représentées par le genre Normannites Munier-Chalmas). Enroulement évolute serpenticône à cadicône. Section du tour arrondie à très déprimée. Côtes primaires fortes et courtes, divisées bas ou à mi-flanc en deux à quatre secondaire à partir d’un tubercule ou d’une bulla latéraux. Les côtes traversent la région ventrale. La costulation persiste jusqu’en fin d’ontogénèse. Le péristome est évasé et porte un col. [Howarth 2017]
Stephanoceratinae Neumayr 1875
Aalénien supérieur à Bajocien supérieur.
Formes petites à grandes, serpenticônes à cadicônes, à section ronde, ovale ou trapézoïdale. Côtes primaires généralement proéminentes. Secondaires plus faibles et nombreuses, traversant généralement le ventre sans interruption. Eventuel tubercule bien différencié au point de division. Sutures complexes. Lobe ombilical rétracté et éléments auxiliaires obliques. E bien développé, presque aussi profond que L, plus étroit. Selle E/L plus haute que L/U2 et plus ou moins asymétrique. Dimorphisme sexuel important.
Stephanoceratidae Neumayr 1875
Aalénien supérieur à Callovien inférieur.
Dérivent, selon Westermann (1964) d’une espèce serpenticône d’Erycites de la zone à Murchisonae.
Formes évolutes, cadicônes à serpenticônes, de section circulaire à fortement déprimée. Loge d’habitation adulte variant d’un demi-tour à plus de deux tours chez certains Skirroceras. Costulation forte, portant souvent un tubercule au point de division en au moins deux secondaires qui traversent le ventre, parfois interrompues par une bande ventrale ou un sillon chez certaines familles. Dimorphisme marqué, avec des macroconques au moins 4 fois plus grands que les microconques, à péristome simple, parfois avec un fort col terminal, exprimé en moulage interne par un large étranglement peu profond. Leur costulation peut s’évanouir sur la loge. Ils possèdent des sutures à longs lobes très découpés et des lobes ombilicaux très rétractés. Les microconques ont un péristome nettement constricté et portent des apophyses simples à largement spatulées. [Howarth 2007]
Stephanoceratoidea Neumayr 1875
Ammonitina Hyatt 1889
Ammonoidea Zittel 1884
Cephalopoda Cuvier 1797
Mollusca Linnaeus 1758
Bilateria: Protostomia Hatschek, 1888: Grobben 1908
Eumetazoa Butschli 1910
Animalia Linnaeus 1758
Eukaryota Whittaker & Margulis 1978
[16]
2026. Lacroix, P., Le Pichon, J.-P. & Gendry, D.
Les ammonites de la carrière de la Grande Palisse à Nanteuil (Deux-Sèvres). Étude paléontologique : Ammonitina, Phylloceratina et Lytoceratina
Dédale Éditions
p 341, pl 189, fig 1-4 (=Stephanoceras (Paviceras) subcoronatum (OPPEL, 1856))
2015. Dietze, V., Vannenmacher, N., Franz, M. & Schweigert, G.
Lithological section and biostratigraphy of the Gosheim Formation in its type area (Lower Bajocian, Swabian Alb, SW Germany)
in Palaeodiversity - 8 - Staatliches Museum für Naturkunde Stuttgart
pl 11, fig 17, 18 (=?Teloceras subcoronatum (OPPEL)) - lien
2014. Metodiev, L. & Tsvekova, N.
Lower Bajocian ammonites from the stratotype section of the Etropole Formation kept in the Historical Museum in Etropole (Bulgaria)
in Geologica Balcanica - 43 (1)
?cf. fig 5.4, 5.5 (=Teloceras? cf. subcoronatum (OPPEL)) - lien
2011. Rulleau, L.
Les ammonites du Bajocien en France et dans le monde. Inventaire des genres et des espèces.
Louis Rulleau et Section Géologie et Paléontologie du Comité d’Entreprise Lafarge Ciments
p 80, pl 44, fig 2 (=Teloceras subcoronatum (OPPEL))
1997. Rulleau, L.
Les fossiles du Bajocien de la région lyonnaise
Section Géologie-Paléontologie du C.E. des Ciments Lafarge - Usine du Val d’Azergues
pl 17, fig 3-5 (=Stemmatoceras subcoronatum (OPPEL))
1985. Fernández-López, S., R.
El bajociense en la Cordillera Iberica
Universidad Complutense de Madrid
p 288, pl 30, fig 1 (non Stemmatoceras triptolemum (BUCKMAN) 1911 ; =Stephanoceras subcoronatum (OPPEL, 1856)), p 289, pl 29, fig 2 (non Stemmatoceras hoffmanni SCHMIDTILL & KRUMBECK, 1938 ; =Stephanoceras subcoronatum (OPPEL, 1856))
1985. Schlegelmilch, R.
Die Ammoniten des Süddeutschen Dogger
Gustav Fischer Verlag - Stuttgart - New York
p 77, taf 27, fig 3 (=Teloceras subcoronatum (OPP. 1856), holotype)
1983. Pavia, G.
Ammoniti del Bajociano inferiore di Digne (Francia, dip. Alpes-de-Haute-Provence)
Soc. Pal. Italiana
pars. p 116, pl 21, fig 5 (=Teloceras (subgen ?) subcoronatum (OPPEL)), non fig 3 (?=Gibbistephanus gibbosus BUCKMAN)
1961. Krymholtz, G., I.
Ammonites des dépôts jurassiques inférieur et moyen du Caucase du Nord[en Russe]
Maison d’Édition de l’Université de Léningrad
?p 122, pl IX, fig 3 (?=Stemmatoceras subcoronatum OPPEL)
1951. Maubeuge, P., L.
Les ammonites du Bajocien de la région frontière franco-belge (bord septentrional du bassin de Paris)
in Mémoires de l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique - Deuxième série, fasc. 42 - Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique
non p 74, pl X, fig 1 (non Stemmatoceras cf. subcoronatum (OPPEL) ; ?=Teloceras triptolemus (MORRIS & LYCETT 1851)) - lien
1938. Schmidtill (von), E. & Krumbeck, L.
Die Coronaten-Schichten von Auerbach (Oberpfalz, Nordbayern)
in Sonderdruck aus der Zeitschrift der Deutschen Geologischen Gesellschaft - Band 90, heft 6/7 - Zeitschrift der Deutschen Geologischen Gesellschaft
?p 345, taf 11, fig 7, taf 12, fig 2, 10 (=Stemmatoceras subcoronatum A; QUENST. (883/85, em. WEISERT 1932), ?p346, taf 12, fig 7 (=Stemmatoceras subcoronatum OPPEL var.)
1937. Gillet, S.
Les ammonites du Bajocien d’Alsace et de Lorraine
in Mémoires du service de la carte géologique d’Alsace et de Lorraine - No 5 - Université de Strasbourg
non pa 84, pl V, fig 5 (non Cadomites subcoronatus OPPEL ; =Kumatostephanus sp.)
1932. Weisert, K.
Stephanoceras im schwäbischen braunen Jura Delta
in Palaeontographica - Band LXXVI - E. Schweizerbart’sche Verlagsbuchhandlung, Stuttgart
non p 161, taf XVII, fig 6, 7 (non Stemmatoceras subcoronatum OPPEL sp. 1856/58, em. K. WEISERT 1931 ; =Stemmatoceras subcoronatum OPPEL sp. 1856/58 sensu WEISERT 1931), p 164, taf XVII, fig 4 (non Stemmatoceras cf. pinguis QU. sp. 1886/87, em. K. WEISERT 1931)
1886-1887. Quenstedt, F., A.
Die Ammoniten des Schwäbischen Jura - II. Band Der Braune Jura
Schweizerbart’sche Verlagshandlung (E. Koch) - Stuttgart
p 548, pl 67, fig 8 (=Ammonites coronatus oolithicus QUENSTEDT, holotype)
1856. Oppel, A.
Die Juraformation Englands, Frankreichs und des südwestlichen Deutschlands
in Jahreshefte des Vereins für vaterländische Naturkunde in Württemberg
p 496 (=Ammonites subcoronatus, n. sp.)
1846-1849. Quenstedt, F., A.
Die Cephalopoden
in Petrefactenkunde Deutschlands - Vol. 1 - Universität Tübingen
p 176, pl 14, fig 4 (=Ammonites coronatus oolithicus QUENSTEDT) - lien
Contenu révisé le 3 septembre 2026 - Fiche générée le 3 septembre 2026 - 1ère publication le 16 juin 2026
Sous-zone à Humphriesianum.
L’espèce est rattachée par certains auteurs au genre Paviceras GAUTHIER, RIOULT & TRÉVISAN 1996, considéré alors comme phylogénétiquement intermédiaire entre Stephanoceras et Teloceras. Cependant, dans la phylogénie adoptée ici, Paviceras n’a pas de sens car il rendrait le genre Teloceras polyphylétique (voir le commentaire associée à la sous-famille Kumatostephaninae).
Forme subcadicône, à ombilic infundibuliforme et involution régulière. Suture ombilicale coïncidant avec la rangée de tubercules latéraux, y compris à des diamètres élevés (145 mm). Section subtrapézoïdale, avec moitié interne des flancs faiblement convexe et ventre déprimé-arrondi. Flancs fortement convexes, cette convexité étant accentuée par la couronne spirale de gros tubercules. Ornementation concave constituée de fortes côtes primaires rursiradiées sur la paroi ombilicale, devenant ensuite subradiales jusqu’au milieu des flancs où elles s’élargissent en tubercules proéminents. Côtes secondaires proverses et saillantes sur le ventre. Dans les tours internes (50-70 mm), les côtes secondaires sont groupées par faisceaux de deux à trois ; aux stades ultérieurs, elles sont généralement réunies par faisceaux de trois, avec intercalaires libres. [d’après Pavia 1983]