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Ammonites et aliae spirae II - Phlycticeratinae gen. sp.
Ammonites et aliae spirae II - Phlycticeratinae gen. sp.
Ammonites et aliae spirae II - Phlycticeratinae gen. sp.
Ammonites et aliae spirae II - Phlycticeratinae gen. sp.
Ammonites et aliae spirae II - Phlycticeratinae gen. sp.

Étage

Callovien (-160 à -154 millions d'années) supérieur

Localité

Maine-Et-Loire - France
Maine-Et-Loire

Dimensions

D (cm)Diamètre (cm) h (%)Hauteur relative du tour : Hauteur/Diamètre (%) e (%)Épaisseur relative du tour : Épaisseur/Diamètre (%) o (%)Ouverture relative de l’ombilic : Ombilic/Diamètre (%)
3,4 56 37 10

Commentaire

Horizon à Leckenbyi.
Phragmocône complet, avec amorce de la loge d’habitation sur l’une des faces. Enroulement très involute. Section comprimée, subogivale, à tours hauts et aire ventrale large et arrondie. Ombilic réduit. Mur ombilical très haut et abrupt. Le rebord ombilical s’élève en une forte crête, qui retombe doucement sur le flanc, dont le premier tiers est constitué d’une large dépression concave délimitée extérieurement par un bourrelet spiral assez fort mais portant d’étroits affaissements périodiques. Le maximum d’épaisseur s’établit parfois au niveau de la crête ombilicale, parfois au niveau du bourrelet.
En partie externe, les flancs redeviennent convexes et sont légèrement convergents.
Les côtes sont triconcaves, non tuberculées. De fines stries simples et denses naissent sur la suture ombilicale. Elles passent la crête ombilicale où elles marquent leur premier point d’inflexion. Dans la dépression, elles sont très proverses. Elles s’élargissent nettement à partir de leur second point d’inflexion, qui coïncide avec le bourrelet spiral. Les amincissements de ce dernier séparent les côtes en une suite de faisceaux, chacun évoquant une aile déployée, et donne à la dépression l’allure d’un enchaînement régulier de cuvettes. Rarement, certaines côtes fines s’éfilent avant de s’interrompre après avoir passé le bourrelet.
Il existe, au début du dernier tour conservé, une grosse bulla péri-ombilicale, un peu inattendue, renforcée au niveau du bourrelet spiral. Elle rassemble la naissance de 3-4 côtes externes. Elle est très proéminente sur l’un des flancs.
Les côtes externes sont subradiales. Certaines, rares, se divisent au niveau de l’épaulement latéro-ventral, peu marqué, et correspondent généralement à 2 côtes distinctes sur le flanc opposé. Toutes traversent le ventre sans interruption en formant une légère projection vers l’avant.

Cette forme est très rare, mais une poignée d’individus semblables, tous de petite taille, existe dans les collections, ce qui écarterait a priori l’hypothèse d’une forme pathologique de Taramelliceras où la tuberculation ferait défaut. Néanmoins, cette hypothèse reste envisagée par Jattiot & Boursicot (2026), les individus pouvant appartenir à Taramelliceras taurimontanum ERNI ou Granulochetoceras hungaricum LÓCZY et être affectés d’une pathologie de type forma aegra circumdata (Hölder 1856).
L’allure du rebord ombilical, la dépression péri-ombilicale, les bifurcations des côtes externes, les strigations spirales discrètes relevées par Jattiot & Boursicot, rappellent des caractères que l’on trouve chez les Phlycticeratinae macroconques. En revanche, la carène fait défaut. Les microconques de Phlycticeratinae n’en portent pas, mais ont une allure tout à fait particulière (cf. Oecoptychius (m)) non reconnaissable ici, mais... la chambre d’habitation n’est conservée chez aucun des individus connus et pourrait encore réserver des surprises.

Classification

Sous-famille :

Phlycticeratinae Spath 1925

Bajocien supérieur (zone à Garantiana) à Kimméridgien inférieur (zone à Hypselocyclum).
Formes macroconques beaucoup plus grandes que les microconques. Enroulement excentrique très marqué chez ces microconques. La costulation n’est pas très forte, mais généralement tuberculée et avec une strigation spirale. Le ventre porte une forte carène cloisonnée, parfois dentelée, contrastant avec la carène lisse des Strigoceratinae. Les nuclei des macroconques et des microconques sont très similaires alors que les adultes diffèrent considérablement. Les microconques portent des apophyses jugales bien développées. Les sutures des macroconques sont complexes, avec des éléments ramifiés. Celles des microconques sont simples. [Sandoval & Howarth 2026]

Famille :

Strigoceratidae Buckman 1924

Toarcien supérieur (en incluant Csernyeiceras-Onychoceras) à Kimméridgien sup. (en incluant Granulochetoceras).
Formes involutes, de taille variable, comprimées à oxycônes, à enroulement plus ou moins excentrique. Ombilic étroit à très étroit. Les tours les plus internes sont d’abord lisses ou très peu ornés puis développent des côtes simples ou irrégulièrement divisées, observables surtout en moitié externe des flancs. Des tubercules latéraux apparaissent chez certains genres. Les flancs présentent une strigation, des dépressions ou sillons longitudinaux peu marqués chez les formes primitives. Le dimorphisme sexuel est généralement bien prononcé. Les formes macroconques sont beaucoup plus grandes que les microconques, qui ont un enroulement plus excentrique, des apophyses jugales bien développées et un rostre ventral. Les sutures des macroconques sont complexes, avec le lobe externe plus profond que le lobe latéral. Le lobe ombilical n’est pas rétracté et porte une série de lobes auxiliaires. Les sutures des microconques sont beaucoup plus simples. [Sandoval & Howarth 2026]

Super-famille :

Strigoceratoidea Buckman 1924

Toarcien supérieur à Kimméridgien inférieur.
Superfamille dérivée de Grammoceratinae du Toarcien supérieur, notamment Esericeras BUCKMAN ou Phlyseogrammoceras BUCKMAN, sans lien phylogénétique direct avec les Haploceratoidea, qui hébergeaient historiquement la famille Strigoceratidae, qui s’en écarte par la présence d’une strigation spirale et d’une carène cloisonnée non ornée. [Sandoval & Howarth 2026]

Sous-ordre :

Ammonitina Hyatt 1889

Ordre :

Ammonoidea Zittel 1884

Classe :

Cephalopoda Cuvier 1797

Embranchement :

Mollusca Linnaeus 1758

Super-embranchement :

Bilateria: Protostomia Hatschek, 1888: Grobben 1908

Sous-règne :

Eumetazoa Butschli 1910

Règne :

Animalia Linnaeus 1758

Super-règne :

Eukaryota Whittaker & Margulis 1978

Documents

[4]

2026. Jattiot, R. & Boursicot, P.-Y.
An enigmatic ammonite population from the late Callovian of Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire, France)
in Geodiversitas - 48 (13) - Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris
p 276, fig 3-5, 6A, B, 7A, B (=Haploceratoidea fam., gen. and sp. indet.) - lien

2020. Courville, P. & Lebrun, P.
Quelques ammonites (et autres céphalopodes) de Montreuil-Bellay
in Fossiles, revue française de paléontologie - Hors-Série X, Faunes du Jurassique de Montreuil-Bellay en Maine-et-Loire, pp 29-70 - Editions du Piat
p 57, fig F.30 (=Oppeliidae indet. ?, à noter que la vue ventrale 30b’ n’est pas le même individu que les autres vues)

1999. Schweigert, G., Atrops, F., Benetti, A., Verones, V. & Zeiss, A.
The Ammonite Genera Oxydiscites DACQUÉ 1934 and Sphaerodomites ROLLIER 1909 (Strigoceratidae, Middle - Late Jurassic)
in Profil - No 16 - Institut für Geologie und Paläontologie, Universität Stuttgart

1956. Hölder, H.
Über Anomalien an jurassischen Ammoniten
in Paläontologische Zeitschrift - 1 (2) - Paläontologische Gesellschaft
- lien

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Voisinage

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Contenu révisé le 2 septembre 2026 - Fiche générée le 2 septembre 2026 - 1ère publication le 2 avril 2018