Stephanoceras (Stephanoceras) scalare Mascke 1907 emend. Weisert 1932 (M) |
||
Bajocien (-170 à -164 millions d'années) inférieur
Calvados - France
| D (cm)Diamètre (cm) | h (%)Hauteur relative du tour : Hauteur/Diamètre (%) | e (%)Épaisseur relative du tour : Épaisseur/Diamètre (%) | o (%)Ouverture relative de l’ombilic : Ombilic/Diamètre (%) | O (cm)Ombilic (cm) | n1/2Nombre de côtes primaires au demi-tour | n2/2Nombre de côtes secondaires au demi-tour | idvIndice de division |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 11,1 | 26,3 | 34,7 | 49,2 | 5,5 | 19 | 58 | 3,05 |
| 8,9 | 28,2 | 38 | 45,3 | 4 | |||
| 3,9 | 17 | 63 | 3,71 | ||||
| 2,6 | 17 | 60 | 3,53 | ||||
| 1,7 | 15 | 51 | 3,4 | ||||
| 1,2 | 13 | ||||||
| 0,9 | 12 |
voir tout (7)...
Stephanoceras Waagen 1869
Bajocien inférieur.
Le sous-genre Stephanoceras (et même le genre) souffre d’un grand nombre d’espèces ne reflétant probablement pas la réalité biologique. Les monotypies sont nombreuses, les types souvent limités à des tours internes et leurs niveaux stratigraphiques imprécis. Pour les faunes européennes, il s’en trouve chez Quenstedt, Buckman, Schmidtill & Krumbeck, Weisert, Maubeuge et, plus épisodiquement, d’autres. En conséquence, les interprétations des auteurs varient énormément, avec des mises en synonymies très variables. Qui plus est, l’étude statistique de Schmidt & Korn (2021) sur la morphologie d’un grand nombre coquilles collectées dans un gisement de Normandie montre une grande variation de l’ornementation et de la géométrie lors de l’ontogénèse et ne parvient pas à établir des limites claires entre les espèces possibles. Il est très compliqué d’établir une hiérarchie de caractères qui permettrait une ébauche de classification phylogénététique.
Formes serpenticônes atteignant de grandes tailles, à tours robustes. Section régulièrement arrondie à modérément déprimée. Tubercules latéraux proéminents sur toute l’ontogénèse. [Howarth 2017]
Stephanoceras Waagen 1869
Aalénien supérieur à Bajocien inférieur.
Formes macroconques atteignant de grandes tailles (les formes microconques associées sont représentées par le genre Normannites Munier-Chalmas). Enroulement évolute serpenticône à cadicône. Section du tour arrondie à très déprimée. Côtes primaires fortes et courtes, divisées bas ou à mi-flanc en deux à quatre secondaire à partir d’un tubercule ou d’une bulla latéraux. Les côtes traversent la région ventrale. La costulation persiste jusqu’en fin d’ontogénèse. Le péristome est évasé et porte un col. [Howarth 2017]
Stephanoceratinae Neumayr 1875
Aalénien supérieur à Bajocien supérieur.
Formes petites à grandes, serpenticônes à cadicônes, à section ronde, ovale ou trapézoïdale. Côtes primaires généralement proéminentes. Secondaires plus faibles et nombreuses, traversant généralement le ventre sans interruption. Eventuel tubercule bien différencié au point de division. Sutures complexes. Lobe ombilical rétracté et éléments auxiliaires obliques. E bien développé, presque aussi profond que L, plus étroit. Selle E/L plus haute que L/U2 et plus ou moins asymétrique. Dimorphisme sexuel important.
Stephanoceratidae Neumayr 1875
Aalénien supérieur à Callovien inférieur.
Dérivent, selon Westermann (1964) d’une espèce serpenticône d’Erycites de la zone à Murchisonae.
Formes évolutes, cadicônes à serpenticônes, de section circulaire à fortement déprimée. Loge d’habitation adulte variant d’un demi-tour à plus de deux tours chez certains Skirroceras. Costulation forte, portant souvent un tubercule au point de division en au moins deux secondaires qui traversent le ventre, parfois interrompues par une bande ventrale ou un sillon chez certaines familles. Dimorphisme marqué, avec des macroconques au moins 4 fois plus grands que les microconques, à péristome simple, parfois avec un fort col terminal, exprimé en moulage interne par un large étranglement peu profond. Leur costulation peut s’évanouir sur la loge. Ils possèdent des sutures à longs lobes très découpés et des lobes ombilicaux très rétractés. Les microconques ont un péristome nettement constricté et portent des apophyses simples à largement spatulées. [Howarth 2007]
Stephanoceratoidea Neumayr 1875
Ammonitina Hyatt 1889
Ammonoidea Zittel 1884
Cephalopoda Cuvier 1797
Mollusca Linnaeus 1758
Bilateria: Protostomia Hatschek, 1888: Grobben 1908
Eumetazoa Butschli 1910
Animalia Linnaeus 1758
Eukaryota Whittaker & Margulis 1978
[18]
2026. Lacroix, P., Le Pichon, J.-P. & Gendry, D.
Les ammonites de la carrière de la Grande Palisse à Nanteuil (Deux-Sèvres). Étude paléontologique : Ammonitina, Phylloceratina et Lytoceratina
Dédale Éditions
p 335, pl 177, fig 1, 2 (=Stephanoceras (Stephanoceras) scalare WEISERT, 1932)
2023. Sadki, D. & Weis, R.
Les ammonites les plus récentes du Luxembourg et de la région frontalière franco-luxembourgeoise : Sonniniidés, Stephanoceratidés et Sphaeroceratidés du Bajocien (Jurassique moyen)
in Bulletin de la Société des naturalistes luxembourgeois - Société des naturalistes luxembourgeois
p 49, fig 7A (=Stephanoceras scalare WEISERT) - lien
2018. Schweigert, G.
Jura Ammoniten
in Fossilien - Sonderheft 2018 - 35. Jahrgang - 20497
taf 17, abb 2 (non Stephanoceras humphriesianum (SOWERBY))
2015. Dietze, V., Vannenmacher, N., Franz, M. & Schweigert, G.
Lithological section and biostratigraphy of the Gosheim Formation in its type area (Lower Bajocian, Swabian Alb, SW Germany)
in Palaeodiversity - 8 - Staatliches Museum für Naturkunde Stuttgart
pl 6, fig 1, 2 (=Stephanoceras scalare WEIZERT) - lien
2013. Dietze, V., Bosch, K., Frantz, M., Kutz, M., Schweigert, G., Wannenmacher, N. & Studer, S.
Die Humphriesianum-Zone (Unter-Bajocium, Mitteljura) am Kahlenberg bei Ringsheim (Oberrheingraben, SW Deutschland)
in Palaeodiversity - No 6 - Staatliches Museum für Naturkunde Stuttgart
p 34, 36, 37, taf 6, fig 6 (=Stephanoceras scalare WEISERT [M]) - lien
2011. Rulleau, L.
Les ammonites du Bajocien en France et dans le monde. Inventaire des genres et des espèces.
Louis Rulleau et Section Géologie et Paléontologie du Comité d’Entreprise Lafarge Ciments
p 79, pl 43 (=Stephanoceras scalare WEISERT)
2010. Dietze, V.
Über Ammonites Humphriesianus umbilicus Quenstedt, 1886 an seiner Typus-Lokalität (östliche Schwäbische Alb, Südwestdeutschland)
in Zitteliana - A50 - Bayerischen Staatssammlung für Paläontologie und Geologie
p 60, taf 3, fig 1, 4, pl 4, fig 1-4 (=Stephanoceras scalare WEISERT, taf 3, fig 1, 2=holotype)
1991. Galácz, A.
Bajocian Stephanoceratid Ammonites from the Bakony Mountains, Hungary
in Palaeontology - Vol. 34, part 4 - The Palaeontological Association
non p 872, pl 4, fig 4 (non Stephanoceras (Stephanoceras) scalare WEISERT, 1932 ; ?=Stephanoceras (Skirroceras) englandi CHANDLER 2018) - lien
1985. Fernández-López, S., R.
El bajociense en la Cordillera Iberica
Universidad Complutense de Madrid
non p 283, pl 29 (non Stephanoceras scalare WEISERT, 1932)
1985. Schlegelmilch, R.
Die Ammoniten des Süddeutschen Dogger
Gustav Fischer Verlag - Stuttgart - New York
p 70, pl 22, fig 4 (=Stephanoceras (Stephanoceras) scalare LOEWE, 1913, holotype)
1983. Pavia, G.
Ammoniti del Bajociano inferiore di Digne (Francia, dip. Alpes-de-Haute-Provence)
Soc. Pal. Italiana
p 89, pl 12, fig 5 (=Stephanoceras (Stephanoceras) scalare WEISERT, 1932 (MASCKE, 1907), holotype), non fig 1, 3, 4
1983. Sandoval, J.
Bioestratigrafía y paleontología (Stephanocerataceae y Perisphinctaceae) del Bajocense y Bathonense en las Cordilleras Béticas - Tesis
Granada : Universidad de Granada
lam 16, fig 1 (=Stephanoceras (Stephanoceras) skalare (sic) WEISERT) - lien
1966-67. Maubeuge, P.-L.
Catalogue des Ammonites du Jurassique inférieur et moyen (Hettangien à Bathonien) du Musée cantonal de Bâle-Campagne. Compléments aux parties 1 et 2
in Tätigheitsbeirichte der Naturforschenden Gesellschaft Baselland - Band 26 - Naturforschende Gesellschaft Baselland
cf. p 71 (=Stephanoceras cf. scalare MASCKE) - lien
1938. Schmidtill (von), E. & Krumbeck, L.
Die Coronaten-Schichten von Auerbach (Oberpfalz, Nordbayern)
in Sonderdruck aus der Zeitschrift der Deutschen Geologischen Gesellschaft - Band 90, heft 6/7 - Zeitschrift der Deutschen Geologischen Gesellschaft
?p 330, pl 13, fig 2 (?=Stephanoceras scalare MASCKE emend. WEISERT), pars. p 339, pl 13, fig 5 seulement (non Stephanoceras auerbachense sp. nov.)
1932. Weisert, K.
Stephanoceras im schwäbischen braunen Jura Delta
in Palaeontographica - Band LXXVI - E. Schweizerbart’sche Verlagsbuchhandlung, Stuttgart
p 143, taf XVI, fig 2 (=Stephanoceras scalare MASCKE sp. 1903, em. K. WEISERT 1931, holotype)
1886-1887. Quenstedt, F., A.
Die Ammoniten des Schwäbischen Jura - II. Band Der Braune Jura
Schweizerbart’sche Verlagshandlung (E. Koch) - Stuttgart
p 531, pl 65, fig 15 (non Ammonites humphriesianus)
1858. Quenstedt, F., A.
Der Jura
Laupp
p 398, pl 54, fig 3 (=Ammonites humphriesianus plicatissimus, nomen oblitum, selon Sadki & Weis 2023)
1846-1849. Quenstedt, F., A.
Die Cephalopoden
in Petrefactenkunde Deutschlands - Vol. 1 - Universität Tübingen
p 180, pl 14, fig 10 (non Ammonites humphriesianus) - lien
Contenu révisé le 3 septembre 2026 - Fiche générée le 3 septembre 2026 - 1ère publication le 19 janvier 2026
Zone à Humphriesianum.
Individu entièrement cloisonné, assez typique de l’espèce.
Stephanoceras à section ovale déprimée, dont l’ombilic, profond, s’ouvre au cours de l’ontogénèse, rendant les côtes secondaires de plus en plus visibles. Les côtes primaires sont relativement courtes (1/3 de la hauteur), concaves, rursiradiées et portent un petit tubercule au point de division, d’où partent 2 à 4 côtes secondaires subradiales (chez l’holotype, l’indice de division augmente régulièrement dans les tours internes et moyens, pour atteindre environ 3,5 puis redescend brutalement).