Paragarantiana ipfensis (Dietze, Schweigert, Callomon & Gauthier 2002) (M) |
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Bajocien (-170 à -164 millions d'années) supérieur
Calvados - France
Paragarantiana Gauthier 2003
Bajocien sup. (sous-zone à Tetragona à sous-zone à Densicosta).
Garantianinae de taille moyenne à petite (macroconques de 65-140 mm, microconques de 25-35 mm). Macroconques à ouverture simple, alors que les microconques adultes portent des apophyses jugales. Planorbicônes modérément involutes à platycônes modérément évolutes. La loge d’habitation occupe 180 à 280° chez les macroconques, avec un peu plus du dernier demi-tour typiquement excentrique. L’enroulement est planulatiforme, plus involute dans les tours internes (O/D=30-45%) et devient plus évolute vers l’ouverture. La section du tour est trapézoïdale à angles arrondis à épaisseur maximum atteinte près du rebord ombilical. Elle est déprimée dans les tours internes (E/H>120%), plutôt planorbicône en apparence (E/D=25-55%) et devient plus comprimée vers les tours externes (E/H=80-120%). La costulation est légèrement sinueuse et persistante durant toute l’ontogénèse. Dans les tours internes et intermédiaires, les côtes sont majoritairement bifurquées, tranchantes, prorsiradiées, avec un petit tubercule latéral, les côtes secondaires sont projetées, avec ou sans tubercule ventral. Bande siphonale lisse ou sillon avec interruption complète de la costulation sur la phragmocône, mais les côtes secondaires traversent le ventre sur la dernière moitié de la loge d’habitation ou au moins à l’approche du péristome adulte. Courbe de costulation croissante au delà de 20 mm, atteignant un maximum de 15-25 côtes par demi-tour. Sutures relativement complexes, mais légèrement simplifiées chez les microconques, à lobe latéral L étroit et profond, selle latérale L/U2 plus large que L et lobe U2 subparallèle. [Fernández-López & Pavia 2016]
Garantianinae Wetzel 1937
Base du Bajocien supérieur à Bathonien supérieur.
Les formes primitives de Garantianinae sont très proches de Cadomites, ce qui induit une origine très probable chez les Stephanoceratinae.
Formes planulatiformes de taille moyenne, modérément évolutes, à costulation forte et tranchante interrompue sur le ventre par un sillon ou une bande lisse bordés par l’extrémité renforcée des côtes secondaires, parfois sous forme de véritables tubercules. Certains genres ont une rangée de tubercules latéraux au point de division des côtes, haut sur le flanc. Dimorphisme marqué : les macroconques sont fortement costulés jusqu’à l’ouverture, simple, et les côtes sont généralement projetées sur le ventre. Les microconques portent de larges apophyses spatulées. Certaines espèces sont très variables. [Howarth 2017]
Stephanoceratidae Neumayr 1875
Aalénien supérieur à Callovien inférieur.
Dérivent, selon Westermann (1964) d’une espèce serpenticône d’Erycites de la zone à Murchisonae.
Formes évolutes, cadicônes à serpenticônes, de section circulaire à fortement déprimée. Loge d’habitation adulte variant d’un demi-tour à plus de deux tours chez certains Skirroceras. Costulation forte, portant souvent un tubercule au point de division en au moins deux secondaires qui traversent le ventre, parfois interrompues par une bande ventrale ou un sillon chez certaines familles. Dimorphisme marqué, avec des macroconques au moins 4 fois plus grands que les microconques, à péristome simple, parfois avec un fort col terminal, exprimé en moulage interne par un large étranglement peu profond. Leur costulation peut s’évanouir sur la loge. Ils possèdent des sutures à longs lobes très découpés et des lobes ombilicaux très rétractés. Les microconques ont un péristome nettement constricté et portent des apophyses simples à largement spatulées. [Howarth 2007]
Stephanoceratoidea Neumayr 1875
Ammonitina Hyatt 1889
Ammonoidea Zittel 1884
Cephalopoda Cuvier 1797
Mollusca Linnaeus 1758
Bilateria: Protostomia Hatschek, 1888: Grobben 1908
Eumetazoa Butschli 1910
Animalia Linnaeus 1758
Eukaryota Whittaker & Margulis 1978
[5]
2017. Dietze, V., Franz, M., Kutz, M. & Waltschew, A.
Stratigraphy of the Middle Jurassic Sengenthal Formation of Polsingen-Ursheim (Nördlinger Ries, Bavaria, Southern Germany)
in Palaeodiversity - 10(1) - Staatliches Museum für Naturkunde Stuttgart
pl 6, fig 4, 5 (=Garantiana ipfensis DIETZE et al., 2002) - lien
2016. Fernández-López, S., R. & Pavia, G.
Paragarantiana and other new latest Bajocian garantianin lineage (Ammonoidea, Middle Jurassic): A case of proterogenesis and neoteny
in Neues Jahrbuch für Geologie und Paläontologie - Abhandlungen - 282/3 - E. Schweizerbart’sche Verlagsbuchhandlung
p 233, fig 5F, 11-12 (=Paragarantiana ipfensis (DIETZE et al., 2002)) - lien
2002. Dietze, V., Schweigert, G., Callomon, J., H. & Gauthier, H.
Garantiana- und Frühe Parkinsoni-Zone (Ober-Bajocium, Mittlerer Jura) am Ipf (östliche Schwäbische Alb, SW-Deutschland) mit Bemerkungen zur Phylogenie der Ammonitengattung Garantiana Mascke, 1907
in Stuttgarter Beiträge zur Naturkunde - Serie B - (Geologie und Paläontologie) - N° 315 - Staatliches Museum für Naturkunde, Stuttgart
p 29, pl 15, fig 1, 2 (=Garantiana ipfensis n. sp. [M]) pl 16, fig 1 (=Garantiana ipfensis n. sp. var coronata) - lien
2000. Dietze, V.
Feinstratigraphie und Ammonitenfauna der Acris-Subzone (Parkinsoni-Zone, Ober-Bajocium, Mittlerer Jura) am Ipf (östliche Schwäbische Alb, Süddeutschland)
in Stuttgarter Beiträge zur Naturkunde - Serie B - (Geologie und Paläontologie) - Nr. 295 - Staatliches Museum für Naturkunde, Stuttgart
p 8, pl 11, fig 1 (non Garantiana alticosta WETZEL [M]), pl 12, fig 2 (non Garantiana coronata WETZEL [M]), pl 13, fig 1, 2 (non Garantiana aff. tetragona WETZEL (n. sp.?) [M]) - lien
1886-1887. Quenstedt, F., A.
Die Ammoniten des Schwäbischen Jura - II. Band Der Braune Jura
Schweizerbart’sche Verlagshandlung (E. Koch) - Stuttgart
p 599, taf 71, fig 18 (non Ammonites parkinsoni)
Contenu révisé le 3 septembre 2026 - Fiche générée le 3 septembre 2026 - 1ère publication le 2 novembre 2025
Espèce des sous-zones à Acris et Densicosta.
Paragarantiana ipfensis, ultime espèce du genre, dérive de Paragarantiana alticosta (WETZEL) en poursuivant la tendance néoténique amorcée au passage Metagarantiana -> Paragarantiana. Bien que pouvant atteindre une plus grande taille, ipfensis est en moyenne plus petite et ses stades ontogénétiques sont raccourcis (Fernández-López & Pavia 2016, text-fig 19). Alors que leurs holotypes sont relativement distinguables, les diagnoses de Paragarantiana ipfensis (M) et de Paragarantiana alticosta (M) sensu Fernández-López & Pavia sont très proches, alticosta différant seulement par une taille "au delà de 85 mm" (contre 95 mm, donnée issue du type de Dietze & al. et pas de leur population), E/H=85-95% (contre 80-90%) et une costulation moins dense. En réalité, les nuages de points ne peuvent pas vraiment être séparés. Paragarantiana alticosta semble se distinguer par son épaisseur supérieure au stade adulte et le lectotype de l’espèce a un ombilic légèrement plus fermé et une costulation légèrement plus distante qu’ipfensis, mais aussi que les autres alticosta au même diamètre.
Paragarantiana ipfensis est de taille moyenne, évolute, à tour adulte comprimé (E/H=80-90%). Costulation relativement dense. Côtes mousses, sinueuses, majoritairement bifurquées, ne traversant la bande ventrale que sur le dernier demi-tour avant l’ouverture. Tubercules ventraux rares ou absents. Macroconques dépassant 95 mm, microconques dépassant 35 mm, l’espèce comprenant néanmoins les adultes les plus petits et les plus platycônes du genre. [Dietze & al. 2002, Fernández-López & Pavia 2016]