Stephanoceras (Stephanoceras) mutabile (Quenstedt 1886) (M) |
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Bajocien (-170 à -164 millions d'années) inférieur
Calvados - France
| D (cm)Diamètre (cm) | h (%)Hauteur relative du tour : Hauteur/Diamètre (%) | e (%)Épaisseur relative du tour : Épaisseur/Diamètre (%) | o (%)Ouverture relative de l’ombilic : Ombilic/Diamètre (%) | O (cm)Ombilic (cm) | n1/2Nombre de côtes primaires au demi-tour | n2/2Nombre de côtes secondaires au demi-tour | idvIndice de division |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 12,5 | 26,5 | 38,6 | 49,5 | 6,2 | 17 | 42 | 2,5 |
| 10,2 | 32,3 | 46,5 | 43,8 | 4,5 | 16 | 45 | 2,8 |
| 3 | 14 | 44 | 3,1 | ||||
| 2,6 | 13 | 43 | 3,3 | ||||
| 2,1 | 13 | ||||||
| 1,2 | 12 | ||||||
| 0,7 | 10 |
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Stephanoceras Waagen 1869
Bajocien inférieur.
Le sous-genre Stephanoceras (et même le genre) souffre d’un grand nombre d’espèces ne reflétant probablement pas la réalité biologique. Les monotypies sont nombreuses, les types souvent limités à des tours internes et leurs niveaux stratigraphiques imprécis. Pour les faunes européennes, il s’en trouve chez Quenstedt, Buckman, Schmidtill & Krumbeck, Weisert, Maubeuge et, plus épisodiquement, d’autres. En conséquence, les interprétations des auteurs varient énormément, avec des mises en synonymies très variables. Qui plus est, l’étude statistique de Schmidt & Korn (2021) sur la morphologie d’un grand nombre coquilles collectées dans un gisement de Normandie montre une grande variation de l’ornementation et de la géométrie lors de l’ontogénèse et ne parvient pas à établir des limites claires entre les espèces possibles. Il est très compliqué d’établir une hiérarchie de caractères qui permettrait une ébauche de classification phylogénététique.
Formes serpenticônes atteignant de grandes tailles, à tours robustes. Section régulièrement arrondie à modérément déprimée. Tubercules latéraux proéminents sur toute l’ontogénèse. [Howarth 2017]
Stephanoceras Waagen 1869
Aalénien supérieur à Bajocien inférieur.
Formes macroconques atteignant de grandes tailles (les formes microconques associées sont représentées par le genre Normannites Munier-Chalmas). Enroulement évolute serpenticône à cadicône. Section du tour arrondie à très déprimée. Côtes primaires fortes et courtes, divisées bas ou à mi-flanc en deux à quatre secondaire à partir d’un tubercule ou d’une bulla latéraux. Les côtes traversent la région ventrale. La costulation persiste jusqu’en fin d’ontogénèse. Le péristome est évasé et porte un col. [Howarth 2017]
Stephanoceratinae Neumayr 1875
Aalénien supérieur à Bajocien supérieur.
Formes petites à grandes, serpenticônes à cadicônes, à section ronde, ovale ou trapézoïdale. Côtes primaires généralement proéminentes. Secondaires plus faibles et nombreuses, traversant généralement le ventre sans interruption. Eventuel tubercule bien différencié au point de division. Sutures complexes. Lobe ombilical rétracté et éléments auxiliaires obliques. E bien développé, presque aussi profond que L, plus étroit. Selle E/L plus haute que L/U2 et plus ou moins asymétrique. Dimorphisme sexuel important.
Stephanoceratidae Neumayr 1875
Aalénien supérieur à Callovien inférieur.
Dérivent, selon Westermann (1964) d’une espèce serpenticône d’Erycites de la zone à Murchisonae.
Formes évolutes, cadicônes à serpenticônes, de section circulaire à fortement déprimée. Loge d’habitation adulte variant d’un demi-tour à plus de deux tours chez certains Skirroceras. Costulation forte, portant souvent un tubercule au point de division en au moins deux secondaires qui traversent le ventre, parfois interrompues par une bande ventrale ou un sillon chez certaines familles. Dimorphisme marqué, avec des macroconques au moins 4 fois plus grands que les microconques, à péristome simple, parfois avec un fort col terminal, exprimé en moulage interne par un large étranglement peu profond. Leur costulation peut s’évanouir sur la loge. Ils possèdent des sutures à longs lobes très découpés et des lobes ombilicaux très rétractés. Les microconques ont un péristome nettement constricté et portent des apophyses simples à largement spatulées. [Howarth 2007]
Stephanoceratoidea Neumayr 1875
Ammonitina Hyatt 1889
Ammonoidea Zittel 1884
Cephalopoda Cuvier 1797
Mollusca Linnaeus 1758
Bilateria: Protostomia Hatschek, 1888: Grobben 1908
Eumetazoa Butschli 1910
Animalia Linnaeus 1758
Eukaryota Whittaker & Margulis 1978
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2026. Lacroix, P.
Le projet d’étude paléontologique de la carrière de Nanteuil (Deux-Sèvres). Son futur musée et son contenu
in Géologia - No 160 - Fédération Française Amateur de Minéralogie et Paléontologie
fig 13.8 (=Stephanoceras mutabile (QUENSTEDT, 1886))
2016. Jaffré, R. (coord.)
Fiches d’aide à la détermination des ammonites jurassiques et crétacées - tome III
Association Géologique Auboise
p 33 (=Stephanoceras mutabile (QUENSTEDT, 1886))
2015. Dietze, V., Vannenmacher, N., Franz, M. & Schweigert, G.
Lithological section and biostratigraphy of the Gosheim Formation in its type area (Lower Bajocian, Swabian Alb, SW Germany)
in Palaeodiversity - 8 - Staatliches Museum für Naturkunde Stuttgart
pl 2, fig 1, 5, pl 4, fig 10, pl 9, fig 7, 8 (=Stephanoceras mutabile (QUENSTEDT)) - lien
2015. Pavia, G., Corbin, L., Defaveri, A., Maerten, L. & Olivero, D.
La formation de l’Oolithe ferrugineuse de Bayeux du Bajocien (Jurassique moyen) au lieu-dit "Les fours à chaux" entre Croisilles et les Moutiers-en-Cinglais (Calvados, NW France)
in Géologie de la France - No 2 - B.R.G.M. & S.G.F.
p 11 (=S. mutabile) - lien
2013. Dietze, V., Bosch, K., Frantz, M., Kutz, M., Schweigert, G., Wannenmacher, N. & Studer, S.
Die Humphriesianum-Zone (Unter-Bajocium, Mitteljura) am Kahlenberg bei Ringsheim (Oberrheingraben, SW Deutschland)
in Palaeodiversity - No 6 - Staatliches Museum für Naturkunde Stuttgart
p 34, 36, 37, taf 5, fig 1, taf 6, fig 5 (=Stephanoceras mutabile (QUENSTEDT)) - lien
2011. Dietze, V., Schweigert, G., Fidder, U. & Wannenmacher, N.
The Giganteuston Member of Öschingen (Humphriesianum Zone, Lower Bajocian, Swabian Alb), with comments on the genera Dorsetensia Buckman, 1892 and Nannina Buckman, 1927
in Zitteliana - 51 (2011) - Bayerischen Staatssammlung für Paläontologie und Geologie
p 213, 214, test-fig 6, fig 3, 4, 6-9 (=Stephanoceras mutabile (QUENSTEDT)) - lien
2010. Dietze, V.
Über Ammonites Humphriesianus umbilicus Quenstedt, 1886 an seiner Typus-Lokalität (östliche Schwäbische Alb, Südwestdeutschland)
in Zitteliana - A50 - Bayerischen Staatssammlung für Paläontologie und Geologie
p 60, taf 2, fig 1-8 (=Stephanoceras mutabile (QUENSTEDT))
2009. Pavia, G. & Martire, L.
Indirect biostratigraphy in condensed successions: a case history from the Bajocian of Normandy (NW France)
in Volumina Jurassica - Vol. 7, No. 1 - Institute of Geology, Faculty of Geology, Warsaw University
p 7 (=Stephanoceras mutabile) - lien
1985. Schlegelmilch, R.
Die Ammoniten des Süddeutschen Dogger
Gustav Fischer Verlag - Stuttgart - New York
p 72, taf 25, fig 1 (=Stephanoceras (Stephanocera) mutabile (QU. 1886))
1983. Sandoval, J.
Bioestratigrafía y paleontología (Stephanocerataceae y Perisphinctaceae) del Bajocense y Bathonense en las Cordilleras Béticas - Tesis
Granada : Universidad de Granada
lam 17, pl 3 (=Stephanoceras (Stephanoceras) mutabile (QUENSTEDT)) - lien
1971. Morton, N.
Some Bajocian ammonites of Western Scotland
in Palaeontology - Vol. 14, part 2 - The Palaeontological Association
p 273, pl 40, fig 5-10 (=Stephanoceras (Stephanoceras) mutabile (QUENSTEDT)) - lien
1938. Schmidtill (von), E. & Krumbeck, L.
Die Coronaten-Schichten von Auerbach (Oberpfalz, Nordbayern)
in Sonderdruck aus der Zeitschrift der Deutschen Geologischen Gesellschaft - Band 90, heft 6/7 - Zeitschrift der Deutschen Geologischen Gesellschaft
p 341, taf 11, fig 3, taf 14, fig 6 (=Stephanoceras mutabile A. QUENST.), ?fig 7 (=Stephanoceras submutabile MAUBEUGE 1958-60, selon Maubeuge)
1932. Weisert, K.
Stephanoceras im schwäbischen braunen Jura Delta
in Palaeontographica - Band LXXVI - E. Schweizerbart’sche Verlagsbuchhandlung, Stuttgart
p 153, taf XVII, fig 6 (=Stephanoceras mutabile QU. sp., em. K. WEISERT 1931)
1886-1887. Quenstedt, F., A.
Die Ammoniten des Schwäbischen Jura - II. Band Der Braune Jura
Schweizerbart’sche Verlagshandlung (E. Koch) - Stuttgart
p 537, taf 66, fig 5 (=Ammonites humphrisianus mutabilis)
Contenu révisé le 18 septembre 2026 - Fiche générée le 18 septembre 2026 - 1ère publication le 21 mars 2017
Spécimen entièrement cloisonné.
Espèce de la sous-zone à Humphriesianum, index d’horizon en Souabe.
S. mutabile possède des tours internes légèrement coronatiformes, une costulation relativement accentuée et des petits tubercules saillants aux points de division. Le lectotype (in Dietze & al., 2010, 76 mm) garde la trace de la suture ombilicale du dernier tour, qui montre un clair déroulement. La large section du tour devient arrondie élevée sur la loge d’habitation adulte.
Stephanoceras umbilicum QUENSTEDT est plus épaisse, moins coronatiforme à diamètre équivalent, à costulation et tuberculation moins prononcées, loge d’habitation adulte ovale large.
Chez Stephanoceras scalare, l’apparition des côtes secondaires dans l’ombilic apparaît à un stade plus précoce.
[d’après Dietze & al., 2010]