Gravesia lafauriana Hantzpergue 1987 (M) |
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Kimméridgien (-146 à -141 millions d'années) supérieur
Lot - France
Diamètre = 16,1 cm (6.34")
Gravesia Salfeld 1913
Kimméridgien sup./Tithonien inf.
Descendent des Tolvericeras, qui sont des ammonites d’eaux profondes, "pour" coloniser les haut-fonds ouest-européens. Genre à évolution rapide et courte durée de vie.
Formes renflées, à tours déprimés à coronatiformes. Costulation grossière à côtes bifurquées tendant à faiblir sur la loge d’habitation. Sutures à seconde selle latérale large.
Ataxioceratinae Buckman 1921
Oxfordien supérieur à Tithonien inférieur.
Formes à costulation dense, fine, multi-divisée, certains genres développant le type polyplocoïde d’Ataxioceras, mais typiquement non véritablement virgatotome. La sous-famille comprend aussi un rameau de formes robustes et renflées, à tours déprimés ou coronatiformes et costulation grossière, généralement d’environnements de plateformes peu profondes (typiquement Gravesia).
Ataxioceratidae Buckman 1921
Oxfordien supérieur à Tithonien.
Famille ayant évolué à partir des Perisphinctinae à la limite Oxfordien-Kimméridgien avec le développement de nouveaux caractères morphologiques tels que la division polyschizotome des côtes et ses variants bidichotome (ou polyplocoïde), polygyrate, fascipartite et virgatipartite (ou virgatotome). Des types de division plutôt distincts ont été identifiés, nommés sous des noms variés, et plusieurs d’entre eux peuvent exister simultanément chez un même spécimen ou une même espèce. De plus, chez certains groupes, le style de costulation ne correspond à aucun de ces types bien définis, et d’autres caractères morphologiques tels que la forme générale et la section du tour doivent être utilisés. La famille inclut ainsi plusieurs groupes de genres de morphologies plus ou moins différentes ayant évolué indépendamment durant une longue période. La plupart des genres sont répartis dans deux sous-familles, les Ataxioceratinae kimméridgiens, restreints à la partie européenne de la Téthys et les Lithacoceratinae, plus largement distribués durant le Tithonien, mais il existe aussi d’autres sous-familles d’importance moindre. [Énay & Howarth 2019]
Perisphinctoidea Steinmann 1890
Bajocien inférieur (zone à Humphriesianum) à Hauterivien supérieur-Barrémien inférieur.
Grand groupe comprenant des morphologies très variées, les plus typiques et récurrentes étant les formes planulatiformes évolutes à côtes tranchantes et divisées. Autour gravitent d’autres formes, à enroulements cadicônes, sphaerocônes, voire oxycônes, ornementation coronatiforme à grossièrement cunéiforme, aboutissant à beaucoup d’homoéomorphies internes ou externes à la super-famille. Le dimorphisme est répandu, les macroconques présentant une ouverture simple et parfois une très grande taille, les microconques pouvant être très différents, parfois nains, planulatiformes ou à enroulement excentrique, l’adulte portant, sauf exception, des apophyses jugales. La selle latérale interne n’est pas divisée par un lobe Un, sauf chez les Parkinsoniinae. [Enay & Howarth 2019, Howarth 2017]
Ammonitina Hyatt 1889
Ammonoidea Zittel 1884
Cephalopoda Cuvier 1797
Mollusca Linnaeus 1758
Bilateria: Protostomia Hatschek, 1888: Grobben 1908
Eumetazoa Butschli 1910
Animalia Linnaeus 1758
Eukaryota Whittaker & Margulis 1978
[7]
2020. Jaffré, R. (coord.)
Fiches d’aide à la détermination des ammonites jurassiques et crétacées - tome V
Association Géologique Auboise
p 107, fiche no 48 Kim. (=Gravesia lafauriana HANTZPERGUE, 1987 macroconque (à section étroite))
2016. Jaffré, R. (coord.)
Fiches d’aide à la détermination des ammonites jurassiques et crétacées - tome III
Association Géologique Auboise
encart p 98-99 (=Gravesia lafauriana (HANTZPERGUE, 1987))
2006. Scherzinger, A., Schweigert, G. & Parent, H.
New considerations on dimorphism and aptychus in Gravesia SALFELD (Ammonoidea; Late Jurassic)
in Neues Jahrbuch für Geologie und Paläontologie - Abhandlungen - Vol. 241, Number 2 - E. Schweizerbart’sche Verlagsbuchhandlung
p 281
1987. Hantzpergue, P.
Les ammonites kimméridgiennes du haut-fond d’Europe occidentale (Perisphinctidae, Aulacostephanidae, Aspidoceratidae) - Thèse de Doctorat ès Sciences Naturelles
Université de Poitiers
p 203, pl 14, fig a-c, pl 15, fig a, b, text-fig 41a-f, 42a-c, 43a-c, 57, 58 (=Gravesia lafauriana nov. sp.)
1983. Hantzpergue, P. & Lafaurie, G.
Le Kimméridgien quercynois : un complément biostratigraphique du Jurassique supérieur d’Aquitaine
in Géobios - Volume 16, fascicule 5 - Editions scientifiques et médicales Elsevier SAS
p 606-608, pl 1, fig 3 (non Gravesia polypleura HAHN, holotype) - lien
1974. Zakharov, V., A. & Mesezhnikov, M., S.
L’étage Volgien de l’Oural subarctique [en Russe]
in Travaux de l’Académie des Sciences de l’U.R.S.S. - 196 - Académies des Sciences de l’U.R.S.S., Ministère de la Géologie de l’U.R.S.S., Comité Stratigraphique Interdépartemental de l’U.R.S.S.
p 76, pl I, fig 1, text-fig 21 (non Gravesia polypleura HAHN)
1959. Berckemer, F. & Holder, H.
Ammoniten aus dem Oberen Weißen fura Süddeutschland
in Beihefte zum Geologischen Jahrbuch - Heft 35 - Geologischen Landesanstalten der Bundesrepublik Deutschland
p 67, taf 15, fig 72, text-fig 35e (=Gravesia sp. indet.)
Contenu révisé le 3 septembre 2026 - Fiche générée le 3 septembre 2026 - 1ère publication le 24 mai 2010
Topotype.
G. lafauriana est l’espèce la plus ancienne de Gravesia, apparaissant dans la sous-zone à Autissiodorensis dont elle marque l’horizon supérieur (biome Franco-Germanique).
Descendrait de Tolvericeras murogense, mais cette filiation est mise en doute par Scherzinger & al. (2006) car les apophyses font défaut aux microconques de Gravesia. Cette condition n’est cependant pas suffisante.
C’est probablement l’espèce la plus difficile à diagnostiquer par un seul caractère, mais aussi l’une des plus importantes pour comprendre l’évolution du genre Gravesia. Elle est très polymorphe. Hantzpergue insiste à plusieurs reprises sur la variabilité de l’enroulement, la variabilité de l’épaisseur et la transition graduelle du morphotype périsphinctoïde vers le morphotype gravesiomorphe.
Macroconque de grande taille, dépassant fréquemment 400 mm de diamètre. Enroulement et croissance de la spire variables, depuis des morphologies nettement périsphinctoïdes jusqu’à des formes franchement gravesiomorphes. Section subquadratique dans les tours internes, devenant ensuite subtrapézoïdale à subcirculaire. La croissance en épaisseur est très variable selon les individus. L’ornementation est de type périsphinctoïde dans les tours juvéniles puis évolue vers une ornementation dominée par des bullae. L’ontogenèse comprend successivement :
- un stade juvénile à côtes primaires rectiradiées bifurquées symétriquement dans le tiers supérieur du flanc ; apparition progressive de côtes intercalaires et de trifurcations ;
- un stade intermédiaire marqué par l’épaississement prononcé des côtes primaires, leur transformation progressive en bullae, l’abaissement du point de division des côtes et le développement de trifurcations ainsi que de côtes secondaires polygyrées ;
- un stade adulte caractérisé par l’effacement rapide de la costulation ventrale, la persistance de bullae isolées et une ornementation devenant progressivement irrégulière.
Suture cloisonnaire peu découpée, à éléments massifs. Lobe ventral large ; lobe latéral peu découpé, plus court que le lobe ventral mais plus long que le lobe suspensif ; lobe suspensif faiblement rétracté.
Microconque atteignant environ 160 mm de diamètre, à enroulement et croissance de type périsphinctoïde. Section subquadrangulaire à ovalaire, sensiblement équidimensionnelle. L’ontogenèse comprend :
- un stade juvénile à fines côtes primaires rectiradiées bifurquées ;
- un stade intermédiaire marqué par l’élévation progressive des côtes primaires en bullae, la bifurcation restant située dans le tiers supérieur du flanc et l’apparition de côtes ventrales intercalaires ;
- un stade adulte caractérisé par l’accentuation du relief des bullae, l’abaissement du point de division à mi-hauteur du flanc, des bifurcations et trifurcations parfois polygyrées, ainsi qu’une ornementation devenant irrégulière en fin de croissance.
[d’après Hantzpergue 1987]